Par Anne Parizot MCF 71ème, anne.parizot@univ-reims.fr IUT Reims-Châlons-Charleville Département GDI (Charleville)

Présentation globale

A l’heure où le concept de transversalité reposant tant sur les connaissances que sur les compétences est largement plébiscité dans l’enseignement, la communication est une matière, sinon la matière, qui illustre parfaitement cette notion. Cependant, si cette transversalité est synonyme d’enrichissement, puisqu’elle permet d’envisager la communication sous différents angles et approches, notamment en la mettant en relation avec des concepts et outils inhérents, par exemple, aux nouvelles technologies, elle doit aussi conserver sa raison d’être, et s’interroger sur ses propres objectifs. De plus il convient aussi de distinguer « communication » et « enseignement de la communication ». Les deux domaines évoluent.

Des questions cruciales animent chacun de nous, sont souvent au cœur de nos réflexions et à l’ordre du jour de certains colloques : quelle communication enseigner, comment l’enseigner ? Certains modèles sont-ils toujours valables, utiles… ? Si la communication est un objet d’enquêtes scientifiques ouvert aux investigations de très nombreuses disciplines, comment ne pas aussi s’interroger sur la communication elle-même, objet d’enseignement et étudier les évolutions ou l’évolution des formes de communication.

La communication est un pouvoir de structuration du lien social et des conditions de l’histoire de la société.

Je propose donc à l’Association des Enseignants de Communication en IUT de mener une enquête nationale sur la communication et son enseignement dans les 115 IUT métropolitains.
Cette enquête devra permettre de faire un état des lieux sur la diversité des contenus des enseignements de la communication. L’objectif n’est pas de faire une étude qualitative de l’enseignement dispensé mais de donner une représentativité de celui-ci. Cette approche apportera une connaissance réelle des axes étudiés et permettra de voir l’évolution des formes de communication et de son enseignement. Nous espérons que cette enquête soit également le point de départ possible de nouvelles recherches et réflexions sur la communication.

Ce travail d’ampleur non négligeable permettra un partage des connaissances et des compétences de chacun, une mutualisation des connaissances. Il devra aboutir à une réflexion plus globale sur la place de la communication dans l’enseignement, place encore trop souvent négligée, alors que, paradoxalement, rares (s’il en existe !) sont les départements d’IUT où la matière Communication n’est pas présente, d’autant que dans une vision plus globale de société, on nous renvoie de plus en plus à ce concept.

Pourquoi une enquête sur l’ensemble des IUT ?

On pourrait effectivement s’en tenir au cadre des enseignants de communication faisant partie de l’association AECiut, mais on connaît déjà quelque peu le contenu de l’enseignement que nous abordons au sein de nos formations, par nos différentes rencontres et échanges. Or il s’agit bien d’avoir véritablement une vision globale de cet enseignement en fonction des origines et compétences des enseignants et aussi en fonction des formations. De plus, par cet intermédiaire, l’association des enseignants de communication en IUT pourra faire connaître son existence auprès de chacun des IUT et de chacun des enseignants de communication dont nous aurons eu les coordonnées électroniques.

Ainsi c’est bien la pluralité des enseignements en communication que nous protégeons, la diversité et la transversalité de la matière, enfin la reconnaissance d’un enseignement à la fois riche en lui-même et indissociable des autres enseignements.